PMV et modèle de l’utilisateur

Notre étude

Comment expliquer que les usagers du dispositif autoroutier ne se délestent pas d’un itinéraire saturé. Pour cela, d’une part, nous avons interviewé selon la méthode des incidents critiques (Flanagan, 1954) une trentaine de conducteurs, usagers réguliers du périphérique parisien et des PMV, avec l’hypothèse que le modèle implicite de l’usager, compris dans le dispositif, doit être reconsidéré à partir à du modèle de fonctionnement du dispositif, qu’en a l’usager.

L’analyse des entretiens (28 en tout)  fait ressortir différents types de représentations du dispositifs ainsi que la fiabilité conféré aux messages.

 Comment les participants parlent des PMV

A quoi servent les PMV ? comment fonctionnent-ils ? que faites-vous quand le temps affiché est long ? sont les trois questions que nous avons posé aux participant et voici en résumé ce qu’ils disent :

intention (A quoi ça sert?)

  • à nous informer
  •  à me faire quitter le périphérique
  • à nous obliger à faire le trajet en 26 mn
  • faire croire que tout va bien quand ça va mal
  • faire croire que ça va mal pour que ça n’aille pas mal

fonctionnement (comment c’est calculé ?)

  • ils choisissent une voiture et ils la suivent. Porte d’Auteuil en 26 mn, c’était vrai il y a 26 mn.Depuis, si il y a eu un accident !
  • ils ont des voitures qui roulent en permanence…
  • ils évaluent à partir des caméras qui surveillent
  • par satellite…
  • ils n’ont pas les moyens… s’il y a trop de bouchons, ils mettent un chiffre dissuasif

Décision (que faites vous ?)

  • j’en profite pour téléphoner puisque j’ai du temps..
  • de toute manière, c’est toujours bouché
  • je reste puisque les autres vont sortir.. on met toujours moins de temps que ce qu’ils disent
  • si je prends un autre chemin, ça risque d’être pire !
Publié dans Billets d'humeur