Les notions d’empan

Origine du terme empan

Il s’agissait d’une mesure distance, soit la longueur de la main. Il s’agit de la distance entre l’extrémité du pouce et l’auriculaire (ou petit doigt). Cette distance varie de 20 à 24 cm environ.

empan
Dans les sciences cognitives, ce terme est employé pour exprimer la taille de la mémoire à court terme, l’empan mnésique ou bien la capacité de préhension de plusieurs caractères conjointement lors de  la lecture soit l’empan visuel.

Empan mnésique

L’empan désigne le nombre d’éléments (chiffres, lettres…) qu’un individu est capable de restituer dès qu’il les a entendu. Les premières mesures expérimentales de l’empan mnésique ont été menées par George A. Miller (en 1956), dans les travaux qu’il menait sur la mémoire. En 1956, il montrait que l’empan était d’une capacité de 7+ ou – 2.

Si vous voulez mesurer votre empan mnésique, rien de plus simple. Demandez à une personne de vous lire ou énoncer un numéro de téléphone (10 chiffres), à raison de 1 chiffre toutes les secondes. Une fois la liste dite , vous devez restituer tous les chiffres dans l’ordre exacte de présentation. Refaites le même exercice avec une liste de 5 chiffres maximum. Comparez vos performances. Normalement, vous avez dû mieux réussir le second exercice.

En faite, contrairement à ce que disait Miller l’empan mnésique est autour de 4 ou 5. Par ailleurs, l’on sait qu’il est différent (plus ou moins grand) en fonction du type d’exercice (empan en continu ou discontinu), de la possibilité de mettre en oeuvre des stratégies de mémorisation (répétition), du type de matériel (syllabe sans signification Vs mot), mais aussi la prononciation… Autre facteur aggravant notre capacité mnésique est la concurrence de tâches, par exemple si en parallèle de la liste à retenir on nous demande faire autre chose.

La mesure de l’empan en continu

On ne prévient pas la personne du moment où le rappel aura lieu. On présente une liste d’éléments qui est interrompu à n’importe quel moment de la présentation. Le participant doit alors rappeler les éléments dont il se souvient dans l’ordre de présentation. Dans ce type de situation, l’empan est entre 3 et 4 éléments en fonction de la langue. Cette capacité en fait correspond au nombre d’éléments que l’on peut prononcer en 2 secondes. Le facteur important est notre rapidité à encoder les éléments, et notre capacité est donc déterminée par le nombre d’éléments qui peuvent être pris en charge par la boucle articulatoire, avant que tous ne soient effacés.

Le modèle de Baddeley & Hitch

Baddeley et Graham Hitch (1974) ont proposé un modèle de mémoires à court terme, (plusieurs MCT distinctes), qui interagissent et échangent des informations. Dans ce modèle, la mémoire à court terme est composé de 3 sous-système:

  • la boucle phonologique (sous-système verbal) ;
  • le calepin visuo-spatial (sous-système visuel)
  • le superviseur attentionnel (sous-système généraliste), qui est chargé de gérer ces deux sous-systèmes (ou mémoires).
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Modèle de la mémoire de Baddeley et Hitch

Georges Miller (1956).
« The Magical Number Seven, Plus Or Minus Two: Some Limits On Our Capacity For Processing Information. »

 

Empan visuel

Lors de la lecture, il correspond au nombre de lettres que l’oeil perçoit en même temps durant une fixation. Il définit la limite du stockage des données visuelles pendant un temps très court qui est de l’ordre de quelques millisecondes. Cette appréhension de lettres contigües en une fixation est d’environ 7 lettre, il s’agit d’une moyenne.

illustration d’un empan de 7 lettres

empanVisuel

 

Publié dans Billets d'humeur