Notions de groupes et d’ échantillon

Le chercheur va construire une expérience, pour cela il va devoir :

  • sélectionner sa population (son échantillon)
  • construire son matériel expérimental
  • poser sa consigne
  • puis passer au recueil, analyse et interprétation des données.

Une notion très lié au facteur participant (ou sujet), il est important de ne pas se tromper lors de la construction de l’expérience.
Les notions qu’il faut connaître sont les notions de groupes de sujets et d’échantillon.

Notion de groupes

Pour construire un groupe de participant, ou un échantillon représentatif, il faut distinguer  les groupe appareillé, indépendant et contrôle.

Le groupe appareillé, c’est le groupe de participant qui est confronté à toutes les conditions expérimentales. Ainsi, tous les participants seront soumis à toutes les modalités de la VI.

  • Inconvénient : tous les sujets passent dans toutes les conditions (peu poser des problèmes de temps, de coût de passation)
  • Avantage : les groupes de participants sont équivalents.

Le groupe indépendant, on a deux groupes de participants équivalents qui vont être soumis à une seule des modalités de la VI.

  • inconvénient : on n’est pas sûr de l’équivalence des groupes de participants. Il est donc difficile de savoir si les différences enregistrées/observées sont dues aux facteurs étudiés ou aux sujets. Pour limiter ce biais, on constitue des groupes équivalents où les sujets ont des caractéristiques similaires (âge, sexe, taille…) ou alors qui ont des performances similaires à des épreuves prédéfinies.

Le groupe contrôle, c’est le groupe de participants qui est affecté à une condition expérimentale dans laquelle le ou les facteurs principaux n’interviennent pas.

exemple effet PLACEBO : dans la recherche médicale lorsque l'on teste des médicaments, pour démonter l'efficacité du médicament on donne le principe actif à un groupe de participant et le placébo a un autre. L'efficacité sera mesurée par rapport avec l'efficacité ou non efficacité du groupe avec placébo.Le groupe placébo va servir de référence.

La notion d’échantillon

La question est : Qui interroger ? cela sous-entend 2 autres questions :

a – quelle est la population (les populations) qu’il est nécessaire d’interroger ?
b – comment choisir dans cette population les personnes que l’on interrogera effectivement, étant donné que dans la plupart des cas, il est exclu, et même inutile de toutes les interroger ?

La réponse à la 1ère question est la plus difficile, dans les études, les enquêtes on a très rarement une population bien définie : ex. les sondages pré-électoraux, on s’intéresse à la totalité des électeurs et eux seulement (population facilement cernable).

La réponse à la 2 ème question est plus facile, les statisticiens ont répondu au problème en apportant des solutions précises qui sont les méthodes d’échantillonnage et de taille de l’échantillon.

Dans le choix de la population, il faut bien définir les limites c’est-à-dire qu’il faut faire des choix, prendre des décisions, placer des limites partiellement arbitraires.
Parfois, le chercheur peut ê amené à interroger en plus de la population qui l’intéresse, une autre population pour disposer d’un terme de comparaison. Si l’étude porte sur les jeunes, il peut être nécessaire d’interroger des « vieux » pour déterminer sans ambiguïté ce qui dans les réponses données par les jeunes leur est vraiment spécifique.

Les méthodes d’échantillonnage

Le problème est de choisir un groupe d’individus, un échantillon, de façon à ce que les observations qu’on fera sur lui pourront être généralisées à l’ensemble de la population. Il faut que l’échantillon présente les mêmes caractéristiques que la population. On dit qu’il doit être représentatif.
Un échantillon représentatif au sens strict est le plus souvent impossible à obtenir, il faut tenter d’obtenir un échantillon acceptable et adapté aux besoins.

Méthodes des échantillons aléatoires

Les échantillons aléatoires ou statistiques s’obtiennent par tirage au sort en respectant la représentativité. Il faut faire en sorte que chaque membre ait la même probabilité de faire partie de l’échantillon. La situation idéale, dans ce cas, est celle où l’on a une liste exhaustive de la population (une base de sondage).

En France, on a l’INSEE qui dispose d’une base de sondage couvrant la totalité de la population. Mais en principe, les documents ne sont ouverts qu’aux chercheurs de L’INSEE pour leurs propres travaux.
Les autres listes qui existent : EDF, listes électorales (accès après autorisation du maire) mais ce ne sont pas des listes qui recouvrent totalement la population. Les listes électorales sont souvent utilisées. L’annuaire peut être acceptable dans certaines situations. Les listes de salariées d’une entreprise.
Le tirage aléatoire se fait en utilisant une table de nombres de hasard. On y prélève autant de nombres que d’unités souhaitées et on va lire dans la liste les noms occupants les rangs correspondants.

Mises en garde :

  • toujours tirer plus de noms que ceux dont on a besoin, pour tenir compte des personnes absentes ou d’erreurs éventuelles et de celles qui refusent de répondre (supplément minimum 30 %)
  • Si la base de sondage est trop large par rapport à la population visée, on peut prendre un sous échantillon (sous échantillon représentatif). L’ échantillon doit être représentatif de sa sous population.
Ex. : liste électorale mais on veut interroger les salariés.
Donc on va tirer un échantillon de la liste électorale et on demande à toutes les personnes leur statut professionnel et on interroge seulement celles qui se déclarent salariées ==> augmentation du nombre de personnes à contacter mais en contre partie on a un bon échantillon.

Méthode d’échantillonnage par grappes

L’échantillon est constitué par des unités collectives comme le ménage, la famille. Ces unités sont tirées au hasard. Une grappe c’est un ensemble d’unités qui sont prises simultanément. Le ménage constitue un grappe d’individus, un département constitue une grappe de communes, une entreprise constitue une grappe de salariés.

Les observations prélevées sur les éléments d’une grappe ne sont pas indépendantes c’est-à-dire que les membres d’une même grappe sont plus semblables entre eux qu’ils ne le sont comparés au reste de la population.  On procède à un tirage aléatoire pour désigner la personne interrogée.

 

Méthode d’échantillonnage par quota

C’est actuellement, celui qui est le plus utilisé. Cette méthode consiste à obtenir une représentativité suffisante, en cherchant à reproduire dans l’échantillon, les distributions de certaines variables importantes, telles que l’on peut les observer dans la population étudiée.

Ex : imaginons une étude sur les avocats, on sait que dans cette profession, il y a 45 % de femmes et 55% d’hommes. Notre échantillon devra respecter ces pourcentages. On peut même aller un peu plus loin. Si on interviewe la population des avocats en respectant sa répartition géographique. Si on sait qu’il y a 10 % d’avocats à Bordeaux, 15 % à Strasbourg, 35 % à Paris, notre échantillon devra respecter ces distributions.
 

Publié dans Billets d'humeur